Un suivi en nutrition ce n’est pas seulement discuter de ce que l’on devrait retrouver dans son assiette. Afin de bien accompagner leurs clients, les nutritionnistes ont d’abord besoin d’apprendre à bien les connaître.
C’est notamment ce qu’elles font lors de la première rencontre d’évaluation nutritionnelle. Elles recueillent de l’information au sujet de la personne qui les consulte dans le but de mieux comprendre ses besoins et lui fournir des conseils personnalisés.
Sans qu’il soit nécessaire d’arriver parfaitement préparé pour la première rencontre, s’assurer d’avoir sous la main certaines informations peut permettre aux nutritionnistes de mieux comprendre la réalité de leurs clients dès le départ, de faciliter les échanges, de gagner du temps et d’aller plus rapidement vers des recommandations concrètes.
Voici donc quelques informations à avoir sous la main afin de se préparer à une première consultation en nutrition et en tirer le maximum.
Le contexte de vie
Le contexte de vie regroupe les occupations, l’environnement physique et social, puis la réalité quotidienne de la personne. Les besoins et habitudes alimentaires sont influencés par des facteurs tels que l’emploi du temps, le travail et la situation familiale. Ces derniers déterminent quelles sont les ressources (temps, budget, soutien) dont la personne dispose pour avoir accès à des aliments de qualité et cuisiner ses repas.
Comprendre ce contexte permet aux nutritionnistes de proposer des stratégies réalistes et adaptées au client afin qu’ils soient plus facilement maintenus à long terme.
Les antécédents médicaux
L’état de santé d’une personne a un impact direct sur ses besoins nutritionnels et parfois sur ses facultés à préparer ses repas. Il est important pour le ou la nutritionniste de savoir si son client vit avec une maladie chronique (diabète, hypertension, cholestérol, stéatose hépatique, etc.) ou toute autre condition afin d’en tenir compte dans ses recommandations.
De plus, des antécédents de chirurgie ou de traumatisme crânien peuvent avoir des conséquences au niveau de la digestion et des besoins nutritionnels. Il est donc essentiel pour le ou la professionnel de la santé de connaître les antécédents médicaux de son client pour mieux l’accompagner.
La médication et prise de suppléments
La prise de médicaments peut entraîner des effets secondaires tels que les nausées, les brûlements d’estomac, la constipation ou la diarrhée. Elle peut également influencer l’appétit ou la satiété, affecter l’état d’hydratation ou avoir un impact sur le poids d’une personne.
Aussi, certaines interactions peuvent avoir lieu entre les médicaments, les produits de santé naturels et les aliments. Il est essentiel de bien se renseigner avant l’utilisation de plusieurs produits.
Dresser une liste de tous les médicaments et suppléments que l’on utilise avant une première rencontre en nutrition est donc pertinent.
Les signes et symptômes physiques
Des symptômes tels que la fatigue chronique, la constipation, les ballonnements, la diarrhée, les maux de tête, l’irrégularité du cycle menstruel, la perte de cheveux et des problèmes cutanés peuvent être un signe d’alerte pour indiquer que quelque chose cloche au niveau des apports alimentaires ou de l’absorption des nutriments par l’intestin.
Il est important de faire savoir à son ou sa nutritionniste si on éprouve des symptômes afin de l’aider à mieux cerner la source et trouver une solution.
Les habitudes de vie
Les habitudes de vie comme le niveau d’activité physique, le sommeil, la gestion du stress ou encore la consommation d’alcool peuvent influencer autant les besoins nutritionnels que les comportements alimentaires. Par exemple, un manque de sommeil ou un niveau de stress élevé peut affecter l’appétit, les envies alimentaires et le niveau d’énergie. De la même façon, l’activité physique ou certaines habitudes de consommation peuvent aussi influencer les besoins.
Comprendre les habitudes de vie permet aux nutritionnistes de mieux saisir ce qui influence la faim, la satiété, l’énergie et les comportements alimentaires, puis de proposer des stratégies adaptées à l’ensemble de la réalité du client.
Les données corporelles
Les données corporelles incluent l’histoire de poids et la taille d’une personne. Selon le contexte, il peut être nécessaire ou pas de les communiquer à son ou sa nutritionniste. Ça dépend.
Certaines personnes peuvent être mal à l’aise à l’idée de connaître et/ou de partager leur poids. Je comprends. Le but n’est pas d’entraîner des préoccupations ni de nuire à la relation que la personne entretient avec son corps et la nourriture. Au contraire. Il est important de communiquer son inconfort à son ou sa professionnelle de la santé si tel est le cas afin de voir si la pesée est nécessaire ou pas, puis chercher une solution.
Le poids est un outil parmi d’autres qui n’est pas obligatoire dans toutes les démarches. Cependant, il peut être essentiel pour repérer des changements rapides de l’état de santé qui méritent une attention particulière, estimer les besoins d’une personne ou encore procéder à l’ajustement de certaines médications.
L’histoire alimentaire et la relation avec la nourriture
Notre histoire alimentaire influence grandement notre relation actuelle avec la nourriture. Par exemple, les expériences de diètes, de régimes ou de restrictions alimentaires peuvent avoir un impact sur notre métabolisme, nos perceptions des aliments et notre façon de manger aujourd’hui. Comprendre ces éléments permet aux nutritionnistes de mieux saisir le vécu en lien avec l’alimentation, le niveau de connaissances, les comportements alimentaires actuels et les besoins spécifiques qui en découlent.
Prendre en compte le parcours du client permet d’adapter les recommandations de façon plus cohérente avec sa réalité et d’éviter de reproduire des approches trop restrictives ou inadaptées. Au besoin, cela peut aussi permettre de remettre en perspective certaines croyances liées à l’alimentation, puis de favoriser une relation plus apaisée et flexible avec la nourriture.
L’alimentation actuelle
Lors d’une première consultation en nutrition, il est possible que la nutritionniste demande de faire un rappel de 24 heures, c’est-à-dire de décrire les aliments et les boissons consommés la veille, si cette journée est représentative de l’alimentation habituelle.
Cela permet d’avoir un point de départ concret et de mieux comprendre les habitudes alimentaires actuelles. Plutôt que de repartir de zéro, les recommandations s’appuient sur ce que le client mange déjà au quotidien. L’objectif n’est pas de tout changer du jour au lendemain, mais d’identifier des ajustements réalistes et progressifs, qui s’intègrent naturellement à l’alimentation. Ces petits changements, souvent plus simples à mettre en place, ont plus de chances d’être maintenus à long terme.
Faut-il apporter un journal alimentaire?
Ce n’est pas obligatoire pour la première rencontre, mais ça peut être un outil intéressant dans certains cas. Il peut permettre d’observer certaines tendances et de faire des liens entre:
- les aliments consommés et l’apparition de certains symptômes (digestifs ou autres);
- la fréquence des apports alimentaires, les choix et comportements alimentaires, puis l’écoute des signaux de faim et rassasiement;
- les comportements et choix alimentaires en fonction des événements ou des émotions vécues.
Cette étape peut se faire plus tard dans la démarche. À ce moment, le ou la nutritionniste pourra préciser quelles informations sont nécessaires pour tirer un maximum de cet outil.
Finalement, se préparer à une première consultation en nutrition peut aider à gagner du temps et permettre d’avoir des recommandations adaptées à notre réalité et nos besoins. Pas besoin de changer ses habitudes avant la rencontre. Au contraire, plus le portrait est fidèle à la réalité, plus les conseils seront pertinents et personnalisés. Pour toute autre question en lien avec les suivis en nutrition, il est possible de prendre un appel découverte gratuit avec nous. Voir nos disponibilités par ici.






